Kepler track : Bienvenue dans le Fiordland !

Le Kepler track se situe au début du Fiorland national Park qui est le plus grand parc national du pays. Une région où il pleut 300 jours par an.

Serons-nous chanceux ?

Informations utiles

◾️ Il faut réserver ce trek à l'avance sur le site du departement of conservation (ou Doc).
◾️ Vous ne pouvez dormir en tente que sur un seul site.
◾️ Les 4 jours sont nécessaires. Si vous le faites en 3, sachez que vous devrez marcher 30 km le dernier jour.
◾️ Prenez casseroles. Aucun hut ne dispose d'ustensiles de cuisine. Par contre, il y a des plaques de cuisson.
◾️ Il y a de l'eau potable dans chaque campement.

Le plan que vous recevrez à votre enregistrement.

Allez, c’est parti pour 60km et notre 2ème Great Walks de Nouvelle-Zélande.

Jour 1 : du Kepler track Car Park au Luxmore Hut (13,8 km)

Après s’être enregistrés à l’office du tourisme, nous filons vers le point de départ de ce trek… le parking !

Aujourd’hui est un des plus durs puisque nous monterons plus de 800m de dénivelé positif.

Mais, pour le moment, tout roule, le sentier est plat durant 5km jusqu’au Brod Bay où il est possible de camper.

Certains prennent le bateau depuis Te Anau et commence ici le trek.

Ensuite, cela se corse légèrement… voire totalement durant 8km !

Le lac de Te Anau avant l’horrible montée !

En gros, on va la faire courte. On ne fait que monter en colimacon. Celle-ci se finit par une paroi rocheuse.

Les chemins bien entretenus de la Nouvelle-Zélande.
Quand on pense qu’on ne montera plus.

Enfin, c’est ce qu’on espérait.

Parce que la montée continue durant encore un bon 45 minutes. Certes, c’est moins “chaud boulette” mais avec nos sacs du premier jour qui commencent à peser, ça fait long !

Vers 14h30, nous arrivons sur la crète. C’est bon, nous ne monterons plus pour aujourd’hui !

Nous prenons une pause de quelques minutes le temps d’admirer la vue avant de continuer jusqu’au hut.

Steph aurait aimé rallonger la pause mais Nico a peur qu’il n’y ait plus de bonne place de lit pour nous.

On se dépêche de doubler une énorme groupe de gonzesse (qui sur le coup nous saoulera tout le long du trek).

Vers 15h, nous mettons en place nos magnifiques lits d’un confort incroyable (sarcasme). En gros, il fait un froid de dingue et pour l’intimité, on repassera !

 Horreur, malheur (!)

Nous n’avons pas pris notre casserole (puisqu’il y en avait au Tongariro Northern Circuit). On se sent vraiment pauvre sur le coup !

Pas de thé, ni de café pour le moment. Pour le repas du soir, on y pensera plus tard.

Pour l’heure, nous nous dirigeons vers la Luxmore cave à quelques minutes à pied du Hut.

Sans les sacs, on se sent tellement légers.

La grotte est sympa mais un peu trop étroite.

Au retour, on trouve une poêle non utilisée. On regarde aux alentours. Personne ne semble s’y soucier. Doonc, on décide de l’utiliser illico presto le temps de cuire notre riz minute. En 10 minutes, le plat est prêt et la poêle lavée et remise à sa place.

Nous verrons plus tard qu’elle appartenait à quelqu’un… merci à elle !

Après une bonne douche Ah, non, en fait, il n’y a pas de douche…. Après ce bon repas, nous décidons d’aller nous coucher. Il est 18h, ouhhh, déjà trop tard !

Demain, nous nous levons en pleine nuit pour admirer le lever du soleil au sommet.

Enfin, c’était sans compter sur ce groupe de fille qui ne semble pas remarquer que la moitié du dortoir essaye de dormir. Vas-y que ça rigole, jacasse…. On coirait voir des ados en colonie de vacances !

Un gars décide de leur dire de se taire…. On dirait qu’elles ont compris (pour ce soir).

Jour 2: du Luxmore Hut au Iris Burn Hut (14,6 km)

3h30. Le réveil sonne. Sur le coup, il n’a servi à rien puisqu’aucun de nous deux n’a dormi très longtemps. On se lève donc complétement HS mais motivés à aller voir ce lever de soleil.

A la base, nous voulions le voir au sommet du Mont Luxmore qui est à 1h30 de marche de notre hut.

On commence donc la rando dans le noir.

Le ciel est magnifique. Cela motive.

Au bout d’1h30, nous ne sommes toujours pas au sommet et le soleil commence à se pointer.

Par chance, nous trouvons une super place qui nous donne une vue incroyable.

Le spectacle est perturbé par la venue de deux Keas.

Le Kea est le seule perroquet alpin du monde. Nous pouvons le voir que dans la région du Fiordland. Il cause beaucoup de problème puisqu’il mange n’importe quoi (chaussure, sacs, etc.).

Nous avons pu le constater puisque nous avons dû les chasser tellement ils s’approchaient de nous.

Au bout d’un temps, avec nos doigts gelés et le combat avec les Keas, nous décidons de continuer la marche.

Aujourd’hui, nous suivrons la crète. Nous pouvons ainsi admirer véritablement les Fjords qui s’étalent devant nos yeux. Les nuages sont de la partie ce qui donne un certain cachet au lieu.

Comme nous sommes partis très tôt, il n’y a personne sur le chemin. Nous sommes totalement seuls avec ce paysage sorti d’un autre monde.

Bref, cette matinée est un délice.

 

Au vue des nuages menaçants, nous prions pour qu’il ne pleuve pas pendant la journée. Personne ne nous entend, malheureusement.

Nous entamerons la descente sous une faible pluie. Pour la région, rien d’anormal. Pour nous, on se dit qu’on a la poisse !

Heureusement, nous entrons dans la forêt ce qui permet d’attenuer les gouttes.

Le panneau nous indique qu’il reste 1h de marche. Et bien, que cette heure est longue !

En toute honnêteté, on commence à en avoir ras-le-bol de la journée. Après une nuit quasi-blanche, on ne veut qu’une chose : dormir !

Nous arrivons au campement vers 12h. C’est le seul hut qui autorise le camping. Il faut juste faire attention aux Keas et, surtout, aux Sandflies.

Alors là, sur le coup, nous n’étions pas prêts à cette invasion !

C’est simple, ils ont réussi à recouvrir totalement notre moustiquaire !

On se regarde. On se comprend. Nous ne sortirons que cette tente qu’en cas d’extrême urgence !

En fin d’aprem, Nico prend sont courage à deux mains et va demander une casserole pour cuire notre riz à une famille américaine (un père et deux filles).

Par chance, une des filles parle français !

Ce soir, nous mangerons encore chaud ! (ouf).

Jour 3 : D’Iris Burn Hut à Moturau Hut (16,2 km)

Les grosses dénivélations, c’est fini ! Nous prenons donc le temps de dormir un peu plus longtemps.

C’est la meilleure idée qu’on ait eu durant ce trek puisqu’il a plu presque toute la nuit et une partie du matin.

L’avantage, les sandflies ont disparues !

Vers 9h30, après avoir séché la tente, nous entamons cette troisième journée en forme.

Sur le chemin, nous recroisons des Keas pas peureux pour un sous !

Le gang de Kea du coin !

Toute la journée, nous marchons dans des bois féériques. Cela est vraiment très agréable. Le sentier est semi-plat. Franchement, au bout de plusieurs kilomètres, c’est un peu sophorifique. On a qu’une hâte : arriver !

Nous prenons notre mal en patience et accèlèrons la marche. Au bout de 5h,nous arrivons au Hut.

Il se situe au bord du lac Manapouri (oui, faut pas chercher). La vue est vraiment sympa et Nico trouvera son compte en matière de photo.

Malheureusement, toutes les bonnes places sont prises. Pire encore, nous sommes dans le même dortoir que le groupe de fille en colonie de vacance !

Nous finirons la soirée avec la famille américaine en parlant Fran-anglais.

Plus tard, nous comprenons que nous sommes vraiment poisseux puisque le seul type qui ronfle à rendre sourd quiconque est… juste à côté de nous !

Jour 4 : de Moturau Hut au the Kepler track Car Park (15,5 km)

Pour la dernière nuit, nous nous levons de bonne heure. De toute, nous n’avons pas le choix puisque les Spice Girls font autant de bruit que possible.

Quoi, il y a des gens qui dorment encore !

Nous décidons de filer vite pour profiter du calme de la forêt.

Le soleil se lève à peine ce qui permet de voir de mangifiques paysages qui s’éveille.

Puis, nous avons de la chance… le soleil fait son grand retour !

Le sentier est relativement plat et nous marchons d’un bon pat. Nos sacs sont beaucoup plus légers si bien qu’on ne les sent presque plus.

La forêt est identique à celle d’hier à la seule différence est qu’on longe la rivière.

Par moment, on se croirait même en plein Canada.

Au bout de 4h, nous aperçevons le parking. La meilleure vue qu’il soit après 4 jours de marche.

Il est 11h30. Nous sommes piles dans les temps prévus !

Nous retournons au camping Holidays de Te Anau pour prendre une douche (5 dollars/pers.). Après 4 jours, c’était nécessaire !

Autant vous dire qu’on a rentabilisé ces 10 dollars ! Franchement, c’est une sensation indescriptible que de prendre une douche chaude après autant de temps.

Tout propre, nous prenons la route vers le Fjord le plus célèbre de NZ : le Milford Sound !

Le ciel est dégagé ce qui laisse place à une vue encore une fois de malattt’.

Nous terminons la journée en nous posant au dernier camping DOC de la région.

Après 4 jours de trek, nous passerons l’après-midi à ne rien faire du tout !

Demain, nous nous levons tôt pour faire un tour en bateau !

Le Kepler track, c’est fait !

Nos impressions

La fatigue du Roadtrip se faisant sentir, je (Steph) n’était pas très motivée à marcher 4 jours dans le froid et la pluie. Et j’aurai fait une terrible erreur à ne pas le faire !

Le Kepler track a été magnifique du bout à bout. Rien que pour ces paysages, il en vaut totalement le coup !

Nous retiendrons des moments forts : le lever du soleil, marcher sur la crête totalement seuls, la pluie, le froid, les sandflies, les forêts…. Ces souvenirs qui resteront encore longtemps dans notre mémoire !

Seul le côté dortoir nous a un peu gêné. Enfin, plus à moi qu’à Nico. Mais, cela fait partie des treks.

Hormis ce petit détail, nous sommes ravis d’avoir vu un fjord touristique que pour les marcheurs. Nous ne pouvons que le recommander.

 

 

 
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