L’attente d’un voyage, parlons-en !

« Le secret du voyage est dans l’attente et nulle part ailleurs. » (Lévy-Beaulieu)

Comme dans toute espérance, l’attente fait partie du lot. Cette idée est particulièrement ancrée dans nos habitudes occidentales. Nous attendons tous quelque chose : on attend le week-end, notre anniversaire, Noël, la fin du mois ou le départ d’un voyage.

Avec l’attente, s’en suit la patience. Cette grande vertu du monde moderne. Aaah, combien de fois, dans notre éducation n’a-t-on pas entendu cette fameuse phrase : « Il faut savoir patienter dans la vie ! ».

Réellement ? Pourquoi, en fait ?

Certains révolutionnaires diront que c’est pour formater la population, d’autres rétorqueront que ce sont nos valeurs. Il faut savoir attendre, savoir patienter et ce, continuellement.

Le hic dans tout ça, c’est qu’on reste dans une forme d’évitement du présent ! Et oui, comment peut-on vivre le moment T lorsqu’on est dans l’expectative ? Comment véritablement savourer une soirée entre amis si on espère être dans le ‘plus tard’ ?

Mais, il n’y a pas que ça. Dans l’attente, il y a aussi une forme d’espoir imaginaire de ce ‘plus tard’. Vous voyez ce que je veux dire ?

« Oh je voudrais que ce soit un garçon ! » ; « J’aimerais ça pour mon anniversaire. » ; « Je ne m’attendais pas à ça ! », oui, ces phrases, on les a tous entendues au moins une fois dans sa vie.

“L’attente comporte un risque”

Que se passe-t-il si l’imagination ne rejoint pas le réel ? C’est à ce moment précis que la déception pointe son nez ! Et oui, l’attente a beaucoup d’amis !

Ce cercle vicieux s’est bien implanté dans nos mentalités. Trop malheureusement. S’en défaire peut-être difficile. On attend, on espère, on imagine et puis, on est déçu !

Suis-je peut-être trop fataliste ! Sûrement. Il arrive que la réalité amène plus que ce qui a été imaginé. Et là, c’est le jackpot ! Mais ce cas n’est-il pas l’exception ?

“Nous attendons”

A l’heure où j’écris ces lignes, nous partons dans 2 mois. Et, l’attente est bien présente ! Malheureusement, notre cerveau est parti dans les méandres de l’espérance. Et non, nous ne profitons pas de ce moment présent. On décompte les jours comme si notre vie en dépendait. Notre estomac se noue dès qu’on en parle. Nous avons hâte, peur,… Nous attendons.

“Carpe diem, non pas maintenant, merci !”

On essaye de ne pas trop s’imaginer ce que pourrait être notre TDM mais, franchement, ce n’est pas une tâche aisée. Un jour, on se dit que le voyage sera comme il sera, un autre, on espère tellement. Tout s’entremêle, s’entrechoque. Nous attendons, certes, mais faut-il que cet instant de transit soit mal vécu ?

Les jours passent et l’attente reste.

Et puis, ne fait-elle pas partie de l’aventure ? Si elle n’existait pas, savourerait-on le voyage de la même manière ? Au-delà des pensées négatives, ne pourrait-on pas considérer l’attente comme le début de l’aventure ?

Indéniablement, elle en fait partie.

Que serait un voyage sans l’étape précédent le départ ? Rend-t-elle le voyage encore plus beau compte tenu du fait qu’il a été tant espéré ?

“Ça dépend”

Et puis, tout dépend de la manière dont le voyage a été ‘attendu’. En bref, si l’inattendu est pris en compte, sera-t-on déçu du voyage? Si nous attendons le départ simplement pour le voyage, ne peut-on pas dire que l’espérance est positive?

Et si, finalement, tout dépendait de la manière de définir “l’attente” ?

En somme, est-elle une amie ou une ennemie du voyage ?

 

Pour le partage!

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